Articles

Deux fois cinq

Image
Ça nous rappelle notre mois d'août. Nous aussi, nous nous retrouvions souvent autour d'une table, mais à l'ombre, pour siroter des boissons bien fraîches. Comme sur ce dessin, il y avait des seins et des culs, et nous servions parfois le Champagne dans des flûtes, mais le plus souvent c'étaient des jus de fruits ou du Perrier dans des grands verres bullés, car nous ne sommes que très modérément alcooliques! Bien sûr, au presbytère, il n'y a pas la grande bleue ni la possibilité de sorties en bateau à moteur, ni celle de bains de mer, nues comme des salopes, sur son tableau arrière, mais il y a l'ombre fraîche des grands arbres, la pelouse et aussi plein de promenades érotiques à faire, la nuit, à pied ou en voiture, dans les environs. Ici, elles sont cinq (seins-culs), et nous étions deux fois plus (autrement dit, deux fois plus de seins et de culs). Nous étions bien, insouciantes, et ivres de nous-mêmes... Honorine & Gaëlle   

Sur la pelouse du jardin

Image
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 23 24 25 26 27 28 29 30 à Marianne et à Gaëlle, Allongées côte à côte sur la pelouse du jardin Escarpinées follement Nous nous masturbons mutuellement Jeu vaguement enfantin Perfide tentation Entrecoupée de baisers profonds Mon dieu que c’est bon De battre des ailes Comme des poules d'eau  De nous branler Chacune à son tour Parfois en même temps Mutuellement De nous embrasser De laisser passer le temps qui passe De boire la lumière qui roucoule Dans nos mains libres et avides Qui me font tant limpide Et fière   De vous aimer toutes les deux Vous qui n’avez guère votre langue dans votre poche Et que j’aime aussi   Parées Et bien vêtues Pour aller à une fête À la conquête D'autres filles D'autres poules d'eau Avec vos yeux de biches obstinées Que je ne veux pas contrarier Ophélie Ce billet d'Ophélie date du 18 septembre 2019. J'ai plaisir à le rééditer car je l'aime bien. Son poème est dédié à Gaëlle

Ouvertement tous les matins

Image
Lumière froide. Ombres longues. Exposition à l'est. Wilderness. Froide lumière du matin partout, mais désir chaud localisé. Langue vivante et tête chercheuse. Entre des cuisses adorées. Clito. Cyprine. Boire à même la tendresse.  Nattes charmantes, pas repliées, pendantes, dansantes, souriantes, correctement rangées de chaque côté des cuisses adorées.  Deux nanas qui s'aiment. D'un jour à l'autre. Lumière froide. Deux astres en pleine fusion. Des seins de loukoum. Honorine & Gaëlle                                              

Au café avec Apolline

Image
  1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 Apolline ne fut pas longue à me donner de ses nouvelles. Deux jours plus tard, tandis que Mauricette et moi prenions le thé, le temps de vivre et de regarder ses dernières aquarelles, j'eus la surprise d'entendre sa voix merveilleuse au téléphone. La chipie me proposait de nous rencontrer, l'après-midi. Ravie, je lui fixai rendez-vous dans un café du 6ème arrondissement, vers dix-sept heures. Réalisant qu'un agent immobilier devait me faire visiter des appartements, je la prévins de mon éventuel retard. C'est effectivement avec une dizaine de minutes de retard, que j'entrai dans le café. On m'avait dit de cet établissement qu'il s'y déroulaient, le soir, des discussions philosophiques très animées. A cette heure, il était presque désert. L'ambiance, étrange et vieillotte, malgré les nombreux posters qui décoraient les murs, était agréable. Apolline, assise à