Le corps des femmes à Versailles
La vérité sur le corps des femmes à Versailles 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Dans les galeries d’or où miroite la gloire, Sous les plafonds peints de triomphes et d’histoire, Les marquises glissaient en robes de brocart, Et les duchesses aussi faisaient noble rempart. Leurs perruques montaient comme des cathédrales, Chargées de poudre blanche et de fleurs artificielles; Mais sous l’ambre, le musc, la rose et le benjoin, Un parfum plus terrestre suivait souvent de loin. Car Versailles brillait d’un éclat sans égal, Mais l’hygiène y tenait un rang bien marginal. On masquait par senteurs ce que l’eau combattait peu, Et les nez courtisans s’accoutumaient au jeu. Dans les couloirs sans fin, les salons, les escaliers, Parfois quelque effluve osait se faufiler; Une duchesse passait, majestueuse et fière, Laissant derrière elle une invisible bannière. Une marquise riait d’un air plein de malice, Se moquant d’une rivale et de ses sacrifices; Mais le vent indiscret, ce perfide flatteur, Révélait que c...